Les animaux dangereux

L’univers maritime est peuplé d’organismes qui doivent se défendre dans le cycle animal. L’être humain, dont le milieu naturel n’est pas la mer, peut être perçu par les habitants marins comme un prédateur ou bien une proie. Une revue de quelques dangers identifiés vous est proposée dans les lignes qui suivent.

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Les animaux responsables d’envenimation

Les schyphozoaires

Les branches de coraux sont couvertes d’une multitude de pores. Les espèces sont fréquentes aux Antilles et en mer rouge. Le contact direct avec la peau se traduit par des lésions cutanées rouges avec de temps en temps des papules. Le toxicité se traduit par des douleurs vives, des lésions urticantes et de l’oedème, mais plus rarement des signes généraux. Il ne faut pas frotter les lésions. Un ruban adhésif appliqué sur la zone permet d’éliminer les corps adhérants microscopiques. Après rinçage avec de l’eau de mer ou du vinaigre, une désinfection cutanée, puis un glaçage local l’évolution est favorable en quelques jours. De temps en temps l’application d’une crème corticoïde locale soulagera.

Les cnidaires

Les anémones de mer existent dans toutes les régions maritimes, les espèces tropicales étant les plus vénéneuses. Elles provoquent une éruption rouge un peu en relief ou avec des vésicules. La lésion initiale par contact est douloureuse, la lésion cutanée peu évoluer par la suite vers une infection ou nécrose. Les signes généraux sont fréquents ( Malaise, crampes musculaires). Le plus souvent aucun traitement n’est nécessaire. Il suffit de rincer la lésion à l’eau de mer et de désinfecter la peau. En cas de surinfection secondaire un traitement antibiotique pourra être proposé.

LES MOLLUSQUES

Les méduses sont retrouvées dans toutes les mers du monde. La plupart du temps elles sont inoffensives ou faiblement urticantes. Les espèces tropicales sont les plus dangereuses. Le « physalies » ou vaisseau portugais, ou les « cuboméduse » en indo- pacifique et Australie sont les plus dangereuses. Elles provoquent des éruptions rouges et linéaires lors de la nage en pleine eau. La sensation initiale est celle d’une décharge électrique puis la lésion cutanée apparait dans un second temps. Pour les plus dangereuses les lésions cutanées deviennent nécrotiques et un risque cardio respiratoire possibles. Il ne faut pas frotter les lésions. Retirer les filaments adhérents en raclant avec une carte de crédit ou du sable. Ne pas rincer à l’eau douce mais à l’eau de mer et désinfecter. Les antidouleurs et glaçage seront nécessaires. Les piqures par cudoméduses qui peuvent être mortelles sont à antagoniser via un anti venin  IV ( box Jellyfish antivenon)

LES éCHYNODERMEs

Très répandus à toutes profondeurs. Leur corps est recouvert d’épines plus ou moins associées à des glandes à venin. Les plaies sont punctiformes souvent multiples. La piqûre sans venin provoque une douleur vive et intense et un œdème au point de ponction. L’épine se casse souvent et est risque de surinfection. Dans les piqûres avec venin un malaise est possible avec sensation de paralysie  de la langue.

La douleur est soulagée par immersion dans de l’eau chaude. Il est possible d’éliminer les épines avec de l’huile alimentaire ou de la vaseline. Les fragments profonds laissés en place seront expulsés spontanément. En cas d’infection une antibiothérapie par Acide Clavulanique + Amoxiciline sera initiée.

Les éponges

Elles reposent sur le sol, sont accrochées au corail ou aux rochers. Le contact entraîne des éruption rouges en relief ou avec de petites vésicules.

Il existe une démangeaison et un œdème localisé.

Le traitement nécessite d’assécher la peau, de retirer les spicules avec un adhésif . Il est possible d’appliquer du vinaigre, puis des dermocorticoïdes. Un antihistaminique calme les démangeaisons. Un antibiotique est donné en cas de surinfection.

Les OCTOPODIDES

Les pieuvres peuvent mordre avec leur bec. Le petit poulpe à anneaux bleus que l’on trouve dans l’océan indien et l’océan pacifique possède une salive venimeuse.

La morsure provoque une petite plaie après manipulation. Dans le cas de morsure toxique en quelques minutes des nausées et vomissements apparaissent puis des troubles respiratoires. Le traitement reposera sur une immobilisation de la zone touchée. L’élimination de venin séquestré se fera par excision. Le recours à une assistance respiratoire est à anticiper.

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